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'faut qu'j'te dise...

De la fuite dans les idées


29 mars 2006

Accro chez les étoiles

Il y a des films qui me touchent parce qu'ils abordent des points auxquels je suis particulièrement sensible. Souvent, j'peux pas m'empêcher de leur coller au moins ***. Si en plus la réalisation est remarquable, alors je mets ****. C'est par exemple le cas de The Philadelphia Story (Indiscrétions)**** de George Cukor (1940).

Et puis il y a des films géniaux, oeuvres de génies, des films qui marquent parce qu'au plan technique, tout est magistralement conçu, même le jeu des acteurs.
Oui, soit la distribution est admirablement servie, soit c'est le tout qui rend l'acteur excellent, qui le transcende.
Ces films-là aussi, je leur accroche ***. Une quatrième s'y ajoute si j'ai été émue sans m'y être attendue.
C'est la différence entre Citizen Kane*** d'Orson Welles (1940) et The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer)**** de Michael Cimino (1978).

Les premiers font partie de moi, j'y pense sans le vouloir, et comme une amoureuse, je les garde pour moi. Pas jalousement, c'est simplement que je ne voudrais pas les placer sous le feu de la critique des personnes auxquelles je tiens. Voir quelqu'un que j'aime s'endormir devant Eternal Sunshine of the Spotless Mind**** de Michel Gondry (2004), ça me fait mal.

C'est peut-être aussi pour ça que je vois toute seule les films dont tout le monde ne parle pas.

Les seconds (les deuxièmes pour les puristes), j'ai envie de les décortiquer pour comprendre pourquoi un film a priori si loin de moi a pu me captiver autant. La tête avant le coeur, mais le coeur y est. J'admire la prouesse technique, les trouvailles, la virtuosité du style, et le travail qu'il en a certainement coûté.
Définitivement un film de réalisateur, pas un film de producteur qui rassemble les acteurs au top, le scénariste reconnu et tout le tralala pour que la recette soit bonne. Le gâteau ressemble alors à ces superbes pâtisseries qui ne sont bonnes qu'à voir, trop de raffinement, pas assez du goût de celui qui porte le film, le fait naître.

Récemment, j'ai vu The Deer Hunter, et pour ma prochaine note, j'essaie de trouver comment en faire une critique à la hauteur sans pour autant risquer de gâcher ton plaisir si tu ne l'as pas encore vu, puisque dès que tu le pourras, tu le verras, petit chenapan.


Fourré dans "Ciné, quoi, nonne !"


2 Comments:

Le p'tit bleu de Anonymous Quelqu'un (non, pas Izard, pourquoi cette question ?)...

Oui, s'il te plait, on veut des critiques et des analyses de films !

00:26  
Le p'tit bleu de Blogger La gReLuChe...

AAaaaahhh c'te pression, ouh lou loup, ouvre ta gueule, j'arriiiive !
(pas tout de suite encore, je dors et je cherche des images qui me plaisent)

01:10  

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